Les entrepreneurs se mobilisent contre le RSI
Les entrepreneurs se mobilisent contre le RSI
C’est très rare que les entrepreneurs, toutes activité confondues, se regroupent et manifestent pour se faire entendre. Ils étaient des milliers (7000 selon la police) ce lundi 9 mars 2015 à manifester devant l’Assemblée Nationale contre les charges pesantes du RSI mais plus généralement contre, selon leur formule : le racket de taxes, telle la nouvelle servant à financer les syndicats. Certains entrepreneurs en Province qui n’ont pu se déplacer se sont tout simplement regroupés en silence devant les caisses du RSI.
Pascal GEAY, Président du mouvement “Sauvons nos Entreprises” s’est exprimé à l’occasion d’une tribune et a demandé un moratoire pointant les dysfonctionnements du RSI et remettant totalement en cause son existence. Il a notamment déclaré : “Nous demandons, pendant ce moratoire, que nos cotisations soient versées sur un compte de dépôt. Nous demandons également l’ouverture d’une enquête pour trouver les responsables de la création du RSI et comprendre pourquoi cette caisse a été montée si rapidement. Nous souhaitons la création d’une autre caisse, qui fonctionne celle-là, et ne nous assassine pas. Nous demandons à ce que les cotisations baissent à 30% contre 47% aujourd’hui. C’est possible, en faisant du ménage au RSI”.
D’autres responsables de divers mouvements se sont exprimés sur l’injustice de la taxe CFE (Cotisation Foncière des Entreprises) dont le montant est fixé et peut être augmenté par les collectivités locales ; mais aussi sur la nouvelle taxation des dividendes des SARL qui peut ponctionner jusqu’à 70% des bénéfices des petits entrepreneurs. Le gouvernement a d’ailleurs reculé lorsque un amendement devait l’étendre aux entrepreneurs en statut SAS. Cette situation pousse de nombreux entrepreneurs à se compliquer la vie en passant en SAS sans pour autant être fixés sur leur avenir et ce qui a pour effet d’augmenter leurs charges. D’autres ont tout simplement du fermer boutique lorsqu’ils se sont aperçus que leur entreprise n’était plus viable.
Chaque heure en France 7 TPE disparaissent, en grande partie à cause de la multiplication des charges, plombant les efforts déployés par nos entrepreneurs qui se retrouvent sans revenus lorsque leur affaire coulent. Certains leaders, à la tête de ces mouvements d’entrepreneurs, n’hésitent pas à réclamer, en sus de la baisse drastique des charges, un droit à quelques mois de chômage pour pouvoir se retourner en cas de liquidation.
La question est maintenant de savoir comment le gouvernement et les parlementaires vont prendre en compte cette révolte qui pourrait s’amplifier si aucune mesure importants n’était prise durant ces prochains mois.
