Pourquoi entreprendre en 2015 ?

Pourquoi entreprendre en 2015 ?

Face à un cadre économique devenu incertain, à un univers médiatico-économique alarmiste, donnant plus de mauvaises nouvelles que de bonnes perspectives d’avenir à court et moyen terme, à un contexte de crise larvé, faut-il être fou pour entreprendre ?

Alors, on pourrait toujours se convaincre d’attendre que la situation économique s’améliore durablement ! Non ?

Regardons la situation dans son ensemble : on nous annonce depuis de nombreuses années des politiques d’inversion de la courbe du chômage et on en est toujours au prolongement de la baisse des emplois salariés, malgré une politique de subvention des embauches et la création de contrats aidés.

Mais d’abord, quelles sont les motivations qui poussent à entreprendre ? En général, c’est un souhait d’autonomie, de porter un projet, de le faire évoluer et prospérer. Pour de nombreux salariés, c’est une occasion de rebondir, de changer de métier et de ne pas subir une hiérarchie castratrice, versatile et qui ne donne pas de perspectives d’évolution épanouissantes. Entreprendre, c’est maîtriser ce qu’on peut, mais sans le poids de la hiérarchie. En dehors des contraintes extérieures auxquelles il est forcé de s’adapter, l’entrepreneur est maître de ses choix. Il se sent enfin responsable car son succès dépend de lui, ce qui peut aussi être anxiogène, car la peur de l’échec peut surgir ! Mais le risque, c’est aussi une motivation majeure pour entreprendre, car on prend aussi le risque de réussir, de prospérer, ou au moins de vivre de son activité en toute liberté.

Les périodes de crise, de changement, sont aussi des périodes d’opportunité. Il est d’ailleurs démontré qu’une entreprise qui s’est créée en période de crise sera plus forte à long terme. Il y a des créneaux à prendre, des paris à prendre sur l’avenir. L’environnement technologique évoluant très rapidement, il est possible de s’installer sur de nouveaux besoins.

Et si vous avez un livret épargne, votre argent ne rapporte plus rien. Alors pourquoi ne pas l’investir dans votre propre activité, ou celle d’autres (crowdfunding, financement participatif, business angels).

Finalement, et si la situation actuelle n’était simplement pas la meilleure pour entreprendre ? Vous venez d’être licencié ? Vous avez 23 mois minimum d’indemnités chômage que vous pouvez, pour partie (45% tout en gardant des droits futurs), transformer en capital (ARCE) si vous enchaînez sur la création de votre activité. Vous souhaitez quitter votre entreprise sans démissionner ? Vous disposez, en accord avec votre employeur, de la rupture conventionnelle qui vous donne droit au chômage et donc au dispositif pré-cité. Vous avez besoin d’un financement ? L’état, via BPI France ou les sociétés de caution mutuelles, garantissent votre prêt sans caution, donc quasiment sans risque en cas d’échec.

Enfin, les chiffres le montrent, la Création d’Entreprise poursuit sa progression car elle dispose actuellement de plus d’atouts que l’emploi salarié. Le régime de l’auto-entrepreneur a aussi permis de mettre beaucoup de monde dans le bain de l’entrepreneuriat, de le rendre plus accessible, amorçant un changement durable des mentalités.

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